Les remises en questions des médias: la publicité a-t-elle encore son utilité ?

15 11 2010

Nous vivons une période de remise en question de la notion d’agence. Les médias imprimés connaissent des situations financières difficiles, plusieurs se demandent ce qu’il adviendra d’eux, mais aussi de la publicité et des agences qui en vivent.

En effet, la notion d’agence est malmenée dans la blogosphère. Martin Ouellet, de l’agence Provokat, explique la situation brillamment ICI. Même IBM s’est penché sur le sujet.  Martin Ouellet explique, en résumé, que la naissance des agences était nécessaire par le passage d’une économie de proximité, dans laquelle le boulanger vendait ses pains à ses concitoyens du village; il les connaissait ainsi que leurs goûts et entretenait avec eux une relation directe.

L’arrivée de la production de masse a brisé cette économie de proximité. Dès lors, il a fallu trouver une façon de créer un lien entre le consommateur et le producteur. C’est ici que les agences de publicités ont joué ce rôle, en informant les consommateurs sur les produits en échange de la traditionnelle rétribution de 15% .

Là où le bât blesse pour les agences, c’est le retour de cette économie de proximité. En effet, avec Internet et les médias sociaux, il est désormais possible, voire même facile, pour une entreprise de créer un lien de proximité et d’échange avec ses clientèles peu importe où elles se situent dans le monde. Le producteur peut même les segmenter et ainsi les rejoindre beaucoup plus efficacement que par la publicité dans les médias de masse.

Depuis, plusieurs prédisent la fin des agences telles que nous les connaissons. Sont-elles devenues totalement obsolètes? Que nenni. Même Martin Ouellet l’affirme. Elles demeurent compétentes dans le design d’une campagne de communication-marketing. En effet, il ne faudrait pas réduire le rôle de ces agences à de simples vendeurs de pubs. Loin de là. Leur rôle changera dans l’exécution des campagnes: une portefeuille d’outils de communication plus large, mieux ciblés, et mieux fidélisés.

De plus, les récentes données démontrent que les entreprises n’ont pas diminué leur budget en publicité, au contraire. Statistique Canada a publié les recettes des radiodiffuseurs ainsi que des télédiffuseurs. Or, si on remarque une légère baisse en 2009, sans doute due à la récession, les recettes sont en nettes progression depuis 5 ans.  C’est aussi ce que constate Luc Dupont, professeur en communication à l’Université d’Ottawa. On ne peut donc pas dire que les problèmes financiers que connaissent certains quotidiens reflètent l’ensemble de l’industrie. Et encore moins qu’Internet met la publicité en péril.

Toutefois, il est possible que les entreprises aient commencé à  diversifier leur portefeuille d’outils de communication. En effet, on remarque de plus en plus de ventes de publicité en ligne, notamment sur les sites de médias sociaux, tels que Facebook et Myspace. Il est possible que les annonceurs délaissent les médias imprimés au profit des médias sociaux.

Et la publicité ? vend-elle ?

Certains conseillers affirment, ces jours-ci, qu’il ne sert à rien d’acheter de la publicité, car elle ne vend pas. Ceci est exact, la publicité ne vend pas. Ce n’est pas sa nature.

La fonction de la publicité ne consiste pas à vendre. Elle sert à informer les consommateurs sur les propriétés d’un produit. Elle peut également renforcer une image, voire même à créer une image de marque, mais elle ne fera pas vendre à elle seule les produits de votre magasin. Donc, en effet, ces conseillers ont raison.

La fonction de vente appartient uniquement au personnel de l’entreprise. Quand vous entrez dans un magasin électronique, rares sont ceux qui ont été convaincus par une publicité d’acheter un produit en particulier. Au mieux, elle aura éveillé un désir. Mais elle ne vous aura pas convaincu d’acheter le produit en question. C’est le vendeur du magasin, avec force d’argument, supporté par un packaging attrayant, un rapport qualité-prix perçu avantageux et une promesse de service après-vente hors pair, mis ensemble, qui auront un impact sur votre décision d’achat. Sinon, avec le bombardement de publicités dont vous êtes victimes chaque jour, les publicités auraient eu raison de vos économies, non ?

Par contre, la publicité prend toute sa raison d’être dans un mix de communication. La clé du succès, en communication-marketing, ne repose jamais sur un seul outil. Que ce soit la publicité ou le blogue, aucun,  ne peut à lui seul, assurer le succès commercial d’une entreprise. Au contraire, tout mettre dans le même panier risque de créer une vulnérabilité. Vous auriez davantage intérêt à mixer plusieurs outils ensemble, à adopter une stratégie d’ensemble susceptible de créer de la valeur dans votre entreprise. Vous y arriverez si vous avez un mix marketing et un mix communication qui répondent aux attentes des consommateurs et qui vous permettent de dégager des marges bénéficiaires qui créeront suffisamment de liquidité dans votre entreprise.

Et qui sont les mieux placés pour réussir ces campagnes ?

Les agences.





Les médias font-ils exprès pour ne pas être lus ?

15 02 2010

Récemment, sur Twitter, Stacy-Mary Ishmael, columnist au Financial Times, écrivait que les médias font parfois exprès pour ne pas être lus ou regardés. Je lui ai demandé pourquoi elle avait écrit ça. Elle m’a répondu en me donnant un lien vers un article paru dans le Mediaweek.

On y apprend que des médias écris, dont le New York Times, testent des méthodes pour vous obligez à consommer les publicités sur leur site web. Une fenêtre s’ouvre et bloque le contenu, le temps que vous lisiez une annonce ou que vous visionniez une publicité.

Je connais mes propres habitudes de consommation sur Internet. Je veux de l’instantanéité. Je veux tout, tout de suite. Pas question d’attendre 30 secondes pour visionner un spot publicitaire avant de lire un article, c’est inacceptable à mes yeux. Je vais préférer changer de site ou tout simplement abandonner l’idée de lire cette nouvelle quelque part. Ainsi, comme me soulignait Mme Ishmael, ces médias mettent en oeuvre des idées qui les éloignent de leurs publics, alors qu’il faudrait davantage qu’ils se sentent engagés.

À mes yeux, ces médias font fausse route et risquent de s’enfoncer davantage dans leur crise plutôt que s’en sortir. Je crois qu’une partie de la solution de cette crise se trouve dans la conférence que Martin Ouellet, de l’agence Provokat, a prononcé récemment. Vous la trouverez ici. Il explique sa vision de la fin de la publicité telle qu’on la connaît, perspective à laquelle j’adhère totalement.

Qu’en pensez-vous ?





Votre commerce est-il à l’abri des fraudes ?

15 02 2010

Le Journal Les Affaires, dans son édition du 12 au 18 septembre, traite d’un sujet qui a fait sourire plus d’un de mes clients: la prévention des pertes.

Peu d’entre mes clients avaient réalisé leur vulnérabilité, qu’ils soient des commerces au détail, des entreprises de services ou des entreprises manufacturières. Sachez que selon Les Affaires, la moitié des fraudes touchent les entreprises de moins de 100 employés, et 38% de sociétés à capital fermé. Vous en voulez plus ? 36% des entreprises victimes n’ont pas pu récupérer leurs pertes.

La gestion de la prévention des pertes

Les sources de pertes sont nombreuses. Pour les entreprises manufacturières et technologiques, l’espionnage industriel constitue l’une des sources de pertes pour une entreprise. Selon le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), cité par Les Affaires, les pertes de revenus dues à ce phénomène se chiffrent à 12 milliards de dollars au Canada, par année. Vérifiez-vous les antécédents de vos employés ? Vos locaux sont-ils sécurisés ? Comment gérez-vous les départs d’employés ?

La contrefaçon constitue une autre source importante de pertes. Les produits comme les services sont désormais faciles à copier. Protégez votre propriété intellectuelle avant de lancer vos produits. Vous aurez ainsi un avantage de marché pendant quelques temps.

Enfin, la fraude et le vol. Dans un commerce au détail, selon Read Hayes, on estime que 80% des pertes sont dues à des vols commis par des employés. Il est difficile de l’enrayer complètement, mais l’implantation de procédures, comme la vérification de sacs à dos et des bourses des employés lors de leur départ, limitent leurs marges de manoeuvre pour voler.

Les stratégies de gestion des pertes et du risque vous permettraient d’économiser beaucoup. Pensez-y !








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