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Il y a longtemps que j’ai envie de faire un coup de gueule sur le compte de Hugo Chavez, président du Vénézuela. Pas que j’accorde de l’importance à ce clown. Mais je suis inquiet de sa popularité ici. Elle repose surtout sur sa façon de tenir tête aux Américains. Dire qu’il y a autant de gens au Québec qui le voient comme un grand démocrate ! J’entends souvent des gens dire qu’il faudrait qu’il soit premier ministre ici. Même Oliver Stone, aux États-Unis, rêve de lui à la présidence américaine.

Quel cauchemar !

Tiré du site http://www.blogueurs.ca/wp-content/hugo-chavez-in-uniform.jpg

Vous ne trouvez pas son attitude inquiétante ?  Il nationalise tout ce qui bouge ! Depuis qu’il est au pouvoir, il a nationalisé 220 entreprises. On compte parmi elles les filiales d’Exxon Mobil,  de ConocoPhillips, et d’autres entreprises qui créent de la valeur dans une économie.

Chavez est en train d’instaurer des monopoles partout. Il a déjà muselé la presse en nationalisant les médias et en leur imposant sa vision des choses. Il brise la diversité économique du système capitaliste qui fait qu’une économie devient prospère, et il a tu les voix qui s’élevaient contre lui pour dénoncer ses agissements dictatoriaux.

Nous assistons à une triste marche en règle vers l’instauration d’un système communiste.

Vous aimeriez vivre dans un système semblable ? Laissez-moi vous exposer ce qu’est une économie planifiée. Vous ne seriez plus propriétaire de vos biens. C’est ainsi, le communisme: la mise en commun de la propriété. Dans un système capitaliste, vous payez votre vélo et il vous appartient. Pas chez les communistes. En Chine, un militaire vient chaque soir vous  reprendre votre vélo et le mettre dans un enclos pour qu’un autre vienne le chercher. Pareil pour votre maison: L’État est propriétaire, pas vous, et il peut l’affecter à un autre. Même votre carrière est planifiée par l’État. Dans son passé communiste, la société soviétique allait jusqu’à planifier votre carrière à votre place. Pensez-vous que l’économie est libre ? Oh non. L’État décide ce qui doit être consommé, comment, par qui et à quel coût.

Vous ne seriez pas non plus autorisé à penser. Librement, du moins. Les pays communistes sont, dans la grande majorité des cas, des régimes totalitaires ou autoritaires, dans le meilleur des cas. L’endoctrinement fait partie des méthodes de coercition de la population employé par les régimes totalitaires. On voit aussi apparaître des polices secrètes, dotées de pouvoir obscurs, dont celui de faire disparaître les empêcheurs de tourner en rond. Pensez à Cuba. Pensez au Chili de Pinochet. Pensez au KGB de l’URSS.

Dans un régime communiste, il n’y a pas d’élection. Vous rappelez-vous ? Chavez a tenté de se faire nommer dictateur à vie, en disant qu’il démissionnerait si on ne l’aimait plus ? Bullshit. Heureusement, on ne l’a pas cru. Peut-être n’aimez-vous pas aller voter, mais au moins vous avez le pouvoir, collectivement, de faire débarrasser le plancher à un parti. C’est dans le processus normal de la rotation du pouvoir dans un système démocratique, allié naturel du capitalisme.

Résultat ?

Tous les pays communistes vivent dans la pauvreté. Il n’y a qu’en Asie qu’on voit de la richesse.  Ces pays n’ont plus rien du communiste, ou il en demeure si peu. Ces pays, comme la Chine, ont laissé le marché souffler et prendre un peu de liberté. Il y a encore beaucoup à faire, notamment au niveau des droits de la personne, mais on peut timidement dire que ces pays sont en voie de devenir capitalistes.

Alors, sympathisants de Chavez au Québec, aimeriez-vous vivre dans un régime à la Chavez ?

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