Le service à la clientèle: un avantage concurrentiel ?

30 07 2010

Je rencontre des entrepreneurs tous les jours. Qu’ils soient en démarrage ou déjà en activité, mes oreilles frisent chaque fois qu’on me dit que le service à la clientèle est leur principal avantage concurrentiel.

Curieusement, toutes les entreprises disent qu’elles offrent un service à la clientèle hors pair. Que leurs clients sont bichonnés comme nulle part ailleurs.

Ah ouin ?

Ceci m’amène à formuler deux remarques. Auparavant, discutons un peu de ce qu’est un avantage concurrentiel.

Avantages concurrentiels: c’est quoi ?

Je tiens à situer la définition dans le décor, car  mes entrepreneurs lui ont attribué un sens tellement large qu’il ne veut plus rien dire.  Pour eux, il s’agit simplement de se distinguer. C’est vrai, mais un avantage concurrentiel représente beaucoup plus.

Il s’agit d’un attribut d’une marque ou d’un produit ou d’un service qui lui confère une supériorité (pas juste se distinguer) sur ses concurrents immédiats. Un avantage concurrentiel est dit externe lorsqu’il est fondé sur des qualités distinctives d’un produit (ou d’un service) qui constitue une valeur pour le consommateur, car soit elle lui permet de réduire ses coûts d’utilisation, soit elle augmente la capacité de réponse du produit à un besoin à un point tel que l’entreprise peut fixer son prix à un niveau plus élevé que la concurrence. Il y a donc un pouvoir de marché supérieur aux produits des concurrents.

Un avantage concurrentiel peut également être interne. Si votre entreprise réussit à maîtriser l’ensemble des coûts de production, d’administration et de commercialisation, elle crée de la valeur, car son prix de revient risque d’être inférieur à celui des concurrents qui ne détiennent pas cette maîtrise.

Au même prix de vente que ses concurrents, l’entreprise dégage  davantage de profits par vente, donc plus de liquidité et de rentabilité. Un avantage concurrentiel fondé sur une domination par les coûts de production est difficile à atteindre, d’où son intérêt. Car une entreprise qui réussit à établir un tel avantage peut modifier aisément sa politique de prix pour faire trébucher ses concurrents.

L’avantage concurrentiel peut aussi être fondé sur le positionnement du produit par rapport aux concurrents. Plus le produit ou le service est perçu favorablement, plus l’entreprise crée des effets de marque. Les consommateurs sont enclins à payer plus cher pour obtenir vos produits, même si la qualité est égale à celle de vos concurrents, car les gens veulent acheter cette marque. Cet avantage est volatile, il peut tomber en très peu de temps. Mieux vaut s’en méfier.

La meilleure stratégie consiste à créer un mix de tous ces avantages.

Ceci m’amène à ma première remarque.

Si tout le monde offre un service à la clientèle hors pair, où est l’avantage concurrentiel ?

Aie-je vraiment besoin d’expliquer ?

La deuxième remarque, maintenant:

Qu’est-ce qu’un service à la clientèle hors pair ?

Je suis allé visiter un hôtel à Québec à l’automne 2009. Il s’agit d’une chaîne bien connue, réputée même. On s’attend à recevoir un service à la clientèle assez impeccable à 200$ la nuit. Sur leur site web, ils en font même l’éloge. J’ai été très déçu. À la réception, le gérant n’était ni souriant, ni engageant. C’est à peine si on m’a salué et j’ai senti que la partie de hockey à la radio était plus importante que moi. Remarquez, j’y étais déjà allé aupravant, et le service était meilleur.

Au printemps 2009, je suis allé à Toronto quelques jours. Je me suis arrêté dans un hôtel du même genre. Voyez un peu la différence. Dès mon arrivée, un portier m’a accueilli et a pris mes bagages pour les amener pour moi à la réception. J’étais attendu; le portier connaissais mon nom et s’est même hasardé à me parler en français. Il a attendu avec moi et mes bagages, en attendant que la réception se libère. Pendant ce temps, il s’est enquis des raisons de ma visite à Toronto. Il m’a interrogé sur mes goûts, c’est-à-dire ce que j’aime faire comme activités. Il m’a suggéré plusieurs choses à faire. Quand est venu mon tour à la réception, il m’a chaleureusement serré la main et m’a souhaité un bon séjour.

Même chose à la réception. Un accueil chaleureux et un service rapide. On m’a demandé si l’hôtel pouvait faire des réservations pour moi dans des restaurants, appeler un taxi, bref me soulager de quelques bébelles pour avoir le moins de tracas possible.

En français.

Cet hôtel m’a démontré une grande connaissance d’un service à la clientèle impeccable. Néanmoins, il ne s’agit pas pour eux d’un avantage concurrentiel, car la plupart des hôtels de ce type offre un service similaire. Je le répète: il ne s’agit pas de se distinguer, mais d’être supérieur.

Ce qui m’amène à conclure que de nos jours, le service à la clientèle ne peut pas être considéré comme un avantage concurrentiel. C’est un pré-requis pour se maintenir en affaires.

***

Quels sont vos bonnes et mauvaises expérience de service à la clientèle ? Laissez-moi vos commentaires, je ferai un autre billet sur le sujet.





Hugo Chavez: l’homme qui nationalise plus vite que son ombre

19 07 2010

Il y a longtemps que j’ai envie de faire un coup de gueule sur le compte de Hugo Chavez, président du Vénézuela. Pas que j’accorde de l’importance à ce clown. Mais je suis inquiet de sa popularité ici. Elle repose surtout sur sa façon de tenir tête aux Américains. Dire qu’il y a autant de gens au Québec qui le voient comme un grand démocrate ! J’entends souvent des gens dire qu’il faudrait qu’il soit premier ministre ici. Même Oliver Stone, aux États-Unis, rêve de lui à la présidence américaine.

Quel cauchemar !

Tiré du site http://www.blogueurs.ca/wp-content/hugo-chavez-in-uniform.jpg

Vous ne trouvez pas son attitude inquiétante ?  Il nationalise tout ce qui bouge ! Depuis qu’il est au pouvoir, il a nationalisé 220 entreprises. On compte parmi elles les filiales d’Exxon Mobil,  de ConocoPhillips, et d’autres entreprises qui créent de la valeur dans une économie.

Chavez est en train d’instaurer des monopoles partout. Il a déjà muselé la presse en nationalisant les médias et en leur imposant sa vision des choses. Il brise la diversité économique du système capitaliste qui fait qu’une économie devient prospère, et il a tu les voix qui s’élevaient contre lui pour dénoncer ses agissements dictatoriaux.

Nous assistons à une triste marche en règle vers l’instauration d’un système communiste.

Vous aimeriez vivre dans un système semblable ? Laissez-moi vous exposer ce qu’est une économie planifiée. Vous ne seriez plus propriétaire de vos biens. C’est ainsi, le communisme: la mise en commun de la propriété. Dans un système capitaliste, vous payez votre vélo et il vous appartient. Pas chez les communistes. En Chine, un militaire vient chaque soir vous  reprendre votre vélo et le mettre dans un enclos pour qu’un autre vienne le chercher. Pareil pour votre maison: L’État est propriétaire, pas vous, et il peut l’affecter à un autre. Même votre carrière est planifiée par l’État. Dans son passé communiste, la société soviétique allait jusqu’à planifier votre carrière à votre place. Pensez-vous que l’économie est libre ? Oh non. L’État décide ce qui doit être consommé, comment, par qui et à quel coût.

Vous ne seriez pas non plus autorisé à penser. Librement, du moins. Les pays communistes sont, dans la grande majorité des cas, des régimes totalitaires ou autoritaires, dans le meilleur des cas. L’endoctrinement fait partie des méthodes de coercition de la population employé par les régimes totalitaires. On voit aussi apparaître des polices secrètes, dotées de pouvoir obscurs, dont celui de faire disparaître les empêcheurs de tourner en rond. Pensez à Cuba. Pensez au Chili de Pinochet. Pensez au KGB de l’URSS.

Dans un régime communiste, il n’y a pas d’élection. Vous rappelez-vous ? Chavez a tenté de se faire nommer dictateur à vie, en disant qu’il démissionnerait si on ne l’aimait plus ? Bullshit. Heureusement, on ne l’a pas cru. Peut-être n’aimez-vous pas aller voter, mais au moins vous avez le pouvoir, collectivement, de faire débarrasser le plancher à un parti. C’est dans le processus normal de la rotation du pouvoir dans un système démocratique, allié naturel du capitalisme.

Résultat ?

Tous les pays communistes vivent dans la pauvreté. Il n’y a qu’en Asie qu’on voit de la richesse.  Ces pays n’ont plus rien du communiste, ou il en demeure si peu. Ces pays, comme la Chine, ont laissé le marché souffler et prendre un peu de liberté. Il y a encore beaucoup à faire, notamment au niveau des droits de la personne, mais on peut timidement dire que ces pays sont en voie de devenir capitalistes.

Alors, sympathisants de Chavez au Québec, aimeriez-vous vivre dans un régime à la Chavez ?





Foursquare: un nouvel outil de fidélisation?

1 07 2010

Je suis désormais le Maire du Faste Fou, sur la rue Notre-Dame à Joliette.

J’imagine votre tête. “Huh ?”, vous dites-vous. J’imagine encore plus la tête des propriétaires.

Maire d’un commerce ? Qu’est-ce que cette nouvelle folie ?

Il s’agit de Foursquare.com, un nouveau site de réseautage social. Foursquare se distingue des autres, car il vise les consommateurs finaux. Vous et moi, lorsque nous allons au magasin, chez la coiffeuse, au restaurant. Il a aussi pour caractéristique que l’action ne se passe pas sur le Web, mais sur le Web mobile. Ouep, sur votre téléphone cellulaire !

Le principe est simple. Prenons mon exemple. Je vais manger au Faste Fou de Joliette. J’entre et je me connecte sur le site web via mon téléphone, et je fais un check-in au Faste Fou de Joliette. Comme il n’était pas encore répertorié sur Foursquare, j’ai créé le profil (les coordonnées, en somme).  Je leur ai indiqué que je suis sur place, et je peux laisser un message à mes amis pour leur signifier ce que je viens y faire. Comme en début de semaine, j’y étais allé pour prendre un café.

Comment devient-on maire ? Le maire est celui qui fréquente l’endroit le plus souvent. Il est aussi celui qui est le plus susceptible d’obtenir des récompenses des entreprises visitées.

Dès lors, un commerçant allumé vérifie fréquemment son site Foursquare. Si les propriétaires avaient ouvert un compte Foursquare, ils auraient automatiquement su que j’étais dans la place. Que le Maire est parmi la foule. Voilà où s’ouvrent à eux un horizon vaste d’outils de fidélisation en me récompensant: venir me saluer à ma table, m’octroyer un rabais ou un dessert gratuit lors de ma prochaine visite, etc.

Pourquoi ferait-il ça ? Parce que je vais parler de mon expérience de consommation sur Foursquare. Et que dès que je publie une critique sur ce site, il est automatiquement repris sur mon Facebook et sur Twitter. De la pub gratuite pour le commerçant si je suis satisfait de mon expérience, voilà ce qu’offre Foursquare !

Petit truc: le site Foursquare est peu invitant via le Web mobile si vous n’avez pas de Blackberry ou un Iphone. Vous devez passer par le site web de Foursquare, qui est peu convivial. Téléchargez le Tweetdeck, il est plus simple à utiliser.

Allez essayer ça et dites-moi ce que vous en pensez !








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